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Réunion sur le dragage des ports: débat sur le site de clapage en mer

Réunion dragage à Plobannalec Lesconil Salle de réunion Mairie de Plobannalec lesconil Lundi 7 décembre, à la mairie de Plobannalec-Lesconil, s'est déroulée, à l'initiative du Conseil Général une réunion d'information sur les opérations de dragage des ports de Loctudy et de Lesconil. Participaient à cette réunion les élus des deux conseils municipaux ainsi que des représentants du Comité local des pêches. Le Conseil général, par la voix de Michaël Quernez, vice-président et Xavier Rasseneur, a fait le point sur l'avancement du dossier, dont il avait été débattu à Loctudy cet été. Une présentation des études complémentaires demandées par les services de l'Etat qui a donné lieu a un débat animé sur la question de la localisation du « clapage » en mer.

Le 07 12 2009

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Les analyses complémentaires réalisées à la demande de l'état portent notamment sur la qualité des vases (physico-chimique, bactériologique) et sur les impacts et incidences du rejet en mer sur l'environnement et les activités de pêche. Elles démontrent la faible pollution des vases et l'absence de salmonelles mises en évidence lors d'une analyse antérieure. Par ailleurs, pour tenir compte des objections des pêcheurs et pour minimiser l'impact environnemental, il est proposé d'abandonner le site projeté de Karek Kreiz et de repousser la zone de rejet de plusieurs milles au large sur des fonds de 90 m . Le volume de rejet est estimé à 165 000m3.

Le comité local des pêches (René Pierre Chever) dit son désaccord sur cette proposition. Ce site, dit il, se situe en zone « Natura 2000 », dont les pêcheurs participent à la gestion, et sur des sites de frayères. Il est difficile de faire accepter aux pêcheurs le déversement de vases, dont l'innocuité sur le milieu et les ressources n'est pas prouvé, alors que par ailleurs on leur demande – ce qu'ils font- de participer à la protection de l'environnement. Il souhaite que la dispersion se fasse plus encore au large (au delà de 30 milles nautiques) et, sur ce point, il ne comprend pas le surcoût invoqué par le Conseil général.

Le Conseil Général rappelle que les études réalisées ne font pas apparaître d'effets dommageables sur le milieu naturel, compte tenu de la nature des sédiments (non pollués), de la profondeur du site retenu (> 90m) et de la méthode d'immersion qui n'occasionne qu'un dépôt inférieur à 1 mm. Le Conseil Général précise également que, par précaution, des mesures de l'impact des rejets seront réalisées jusqu'à 2 ans après les rejets (analyses sédiments, données vidéo). Enfin, il écarte toute solution de rejet des vases plus au large, car elle entraine des coûts trois fois supérieurs en raison des contraintes de transport tout à fait différentes (règlementation), ce que la collectivité et les contribuables ne peuvent supporter. Est rappelé le budget de la solution proposée par le Conseil Général qui est chiffrée à près de 5,5 millions d'euros.

Les élus des communes concernées (José le Bec et Loïc Le Dréau de Loctudy, notamment) ont exprimé une fois encore leur incompréhension et leur mécontentement face à ce dossier qui traîne depuis plus de 10 ans et à la situation d'envasement des ports qui met en péril leur bon fonctionnement et l'avenir des activités qui leur sont liées. La position des professionnels de la pêche, dont ils partagent par ailleurs les préoccupations sur l'avenir de la filière, ne leur semble pas recevable : il y a urgence ; toutes les précautions pour limiter les impacts sont prises ; on a tenu compte de leurs observations en repoussant plus au large la zone de rejet ; sur les côtes françaises il est procédé régulièrement à des opérations de désenvasement et de rejet en mer bien plus volumineux et sans que cela pose autant de problèmes. Enfin, on ne peut demander à la collectivité de supporter une charge plus lourde. Toute dépense supplémentaire se ferait au détriment d'autres investissements, pour le secteur de la pêche, mais aussi pour d'autres secteurs qui ont en ont eux aussi légitimement besoin. Ils en appellent donc à la responsabilité des professionnels de la pêche et à leur solidarité. Ils rappellent que les retards à gérer le dossier ont entrainé une accumulation à la fois des vases et des coûts.

Raynald Tanter, conseiller général, intervient également pour rappeler le soutien constant du Conseil général du Finistère au secteur de la pêche. En témoignent les investissements importants qui ont été récemment financés sur les ports du Guilvinec et de Saint Guénolé. On ne peut donc faire de procès d'intention au Département dans ce dossier qui est instruit avec tout le sérieux et la concertation nécessaire. Il attend donc des professionnels une attitude plus positive.

Prenant acte du désaccord exprimé par les professionnels, Michaël Quernez conclut en disant que la procédure d'autorisation administrative contenant l'enquête publique démarrera comme prévu en janvier 2010, après arrêté du Préfet, et qu'il sera possible pour toutes les parties concernées de présenter leurs arguments au commissaire enquêteur et d'exercer d'éventuels recours. Le début des travaux est prévu en 2011.

EXTRAITS DES INTERVENTIONS

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