Le patrimoine maritime

L’activité maritime de Loctudy est relativement récente. De Loctudy même, car elle était florissante lorsque la commune s’étendait jusqu’à Pont-l’Abbé, les bateaux et les marins très renommés sur les mers avaient Pont-l’Abbé et l’Ile-Tudy pour port d’attache.

A la fin du XVIIIe siècle au moment de la Révolution, pas un seul pêcheur n’était recensé à Loctudy (commune agricole et légumière par excellence). Il n’y avait que quelques matelots-paysans. Ainsi la vocation maritime de Loctudy ne se concrétisera que plus d’un siècle plus tard avec la venue à Kérazan en 1813 d’Edouard Le Normant de Varannes, le fondateur du port de Loctudy.

En effet, sous sa houlette, en l’espace de 30 ans, donc une bonne partie sous la restauration 1814-1830, Loctudy va devenir la commune pilote du Pays Bigouden, sur terre avec la pomme de terre, mais aussi sur mer avec chantier naval et activité de pêche. La grève d’échouage, face au manoir de la Forêt, contraint les charrettes à rentrer dans l’eau pour le déchargement. Aussi décide-t-on en 1848 de construire une cale à Poulavillec. Ce sera encore insuffisant. Le Maire De Penfentenyo regrettant même l’argent enfoui dans cette construction étroite et en pente. Ainsi, un nouveau quai de 25 mètres est construit en 1872. C’est encore bien vite insuffisant, on demande 100 mètres ils en auront 50…

La tourelle Les Perdrix

A l’entrée du port : la seule dans son genre, en France, avec, tel un échiquier, ses soixante-quatre cases en noir et blanc. Monument symbolisant l’appartenance foncièrement maritime de Loctudy et de l’Ile-Tudy (les deux cités fondées par Saint-Tudy) à l’embouchure de la rivière « AN TEIR »*. A partir du milieu du XIXe siècle, l’essor du trafic, pêche et commerce, dans le chenal d’accès aux ports de Loctudy et l’Ile-Tudy rend son balisage indispensable à la sécurité des navires et des équipages. Le balisage du plateau rocheux « Ar Gluger » (La Perdrix) débute en 1872 par l’implantation d’une frêle perche en bois peinte en rouge. Après  plusieurs évolutions, il se stabilise en 1918 sous la forme d’un feu fixe octogonal peint en rouge. En 1947, l’administration départementale l’habille de damiers noirs et blancs qui feront sa célébrité. Aujourd’hui, la « Tourelle des Perdrix » a perdu sa fonction de balisage mais elle est indissociable de l’identité maritime de Loctudy.

*TEIR : en Breton, trois branches, nom original, tombé en désuétude, de la rivière de Pont-l’Abbé, en symbolisant les trois branches de l’estuaire

Poste à signaux de Saint-Oual

Ce petit bâtiment, monument incontournable de notre patrimoine date du XVIIe siècle. De dimensions réduites et à la toiture composée de pierres plates, cette construction peut être considérée comme l’ancêtre des sémaphores. Implantés sur des promontoires rocheux ou sur des pointes avancées en mer, les postes à signaux sont tous édifiés à partir du règne de Louis XIV (1643-1715) et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Sur ce poste à signaux de Pich Poud, deux hommes qui se relayaient sous le toit du bâtiment, leur poste d’observation, étaient chargés d’y faire le guet et de transmettre des signaux à l’aide de fanions. Leur fonction était observer et de rendre compte de l’activité maritime, en particulier britannique, dans les parages de l’archipel des Glénan.

En 1780, le sieur Jean René Furic de Kerguiffinan était capitaine d’infanterie des canonniers garde-côtes à la batterie de St-Tual (actuelle pointe de Kerfriant). Les guetteurs avaient en charge la mer bordière, de la partie des côtes du Ponant, allant à la pointe de Trévignon au Sud Est à la Pointe de Penmarc’h au Sud-Ouest et l’archipel des Glénan au Sud. Cette milice fut dissoute à la fin de l’empire qui mit fin au blocus en 1815.

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